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PARLOTT’ÂGE

Dernier ajout : 20 mai 2010.

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Qu’est donc que ce PARLOTT’ÂGE ? Trois fois rien, un bavardage du
quotidien, parfois peut-être du radotage, mais pourquoi pas, de temps
en temps, du poêsiage . Une page blanche à remplir, de mots réels
ou inventés, comment cela se peut-il faire ? Simplement...Mais oui, simplement
 ! - Chez nous, il y a toujours des mots qui traînent, des mots qui courent,
qui volent, qui murmurent, qui crient, qui pleurent, qui rient. Des mots
d’Hommes pour des maux d’Hommes... - Et bien, ce PARLOTT’ÂGE se sera
tout cela. Les mots, doux ou forts, de tous les jours, cueillis dans le
champs du quotidien par tous les jardiniers qui accompagnent des Hommes
vieux. - Oui, ils sont vieux, ils sont usées ! Notre jeunesse les dira
laids avec leurs rides, leurs tremblements, leurs regards qui s’égarent,
leurs propos hors de propos. Ils sont fragiles mais ils résistent. Parfois
si frêles dans la tourmente, il nous semble qu’une porte claquée au loin,
dans un couloir obscur, pourrait les anéantir, mais ils résistent, et
nous tendent leurs mains. - Et ils causent, de tout, de rien et ils nous
font causer ici.

Retrouver l’ensemble
des Parllot’âge dans le sous-rubrique : les mots qui riment

Elle

Dites-moi
voir, vous qui passez : c’est qui la vieille, là, qui réfléchit
dans mon miroir. Vous la reconnaissez ? Regarder donc ses rides, et ses
cheveux blanchis. On dirait une vieille pomme toute couverte de neige.
Et pour qui se prend-elle à s’inviter chez moi ? Pourquoi
insiste-t-elle ? Pourquoi veut-elle me voir ?

C’est
une vieille folle sans doute, il faut le croire !
Je
fais semblant de ne pas la voir, je l’ignore pour qu’enfin elle
se lasse. Mais hélas, elle s’installe... et me fixe comme
si elle attendait une réponse à cette question qu’elle
ne pose même pas. Elle a pris ses quartiers, là, en face
de moi. Elle a volé ma robe, et même mon sautoir. Celui que
j’aime tant, le dernier cadeau de mon amour unique.
Et
elle me scrute, et elle me nargue ! Si c’est pas une honte de s’imposer
comme ça ! Vieille folle, va !
A
bien y regarder, elle me fait vaguement penser à ma pauvre maman,
si vieille déjà quand elle nous a quittés.

Elle
me fait penser à maman, oui, mais vaguement, très vaguement.
Ma mère était plus belle, plus fière dans son grand
âge. Il parait que je lui ressemble. C’est à voir

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