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PARLOTT’ÂGE

Dernier ajout : 17 décembre 2017.

- Qu’est donc que ce PARLOTT’ÂGE ? Trois fois rien, un bavardage du quotidien, parfois peut-être du radotage, mais pourquoi pas, de temps en temps, du poêsiage . Une page blanche à remplir, de mots réels ou inventés, comment cela se peut-il faire ? Simplement...Mais oui, simplement ! - Chez nous, il y a toujours des mots qui traînent, des mots qui courent, qui volent, qui murmurent, qui crient, qui pleurent, qui rient. Des mots d’Hommes pour des maux d’Hommes... - Et bien, ce PARLOTT’ÂGE se sera tout cela. Les mots, doux ou forts, de tous les jours, cueillis dans le champs du quotidien par tous les jardiniers qui accompagnent des Hommes vieux. - Oui, ils sont vieux, ils sont usées ! Notre jeunesse les dira laids avec leurs rides, leurs tremblements, leurs regards qui s’égarent, leurs propos hors de propos. Ils sont fragiles mais ils résistent. Parfois si frêles dans la tourmente, il nous semble qu’une porte claquée au loin, dans un couloir obscur, pourrait les anéantir, mais ils résistent, et nous tendent leurs mains. - Et ils causent, de tout, de rien et ils nous font causer ici.

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Elle

Dites-moi voir, vous qui passez : c’est qui la vieille, là, qui réfléchit dans mon miroir. Vous la reconnaissez ? Regarder donc ses rides, et ses cheveux blanchis. On dirait une vieille pomme toute couverte de neige. Et pour qui se prend-elle à s’inviter chez moi ? Pourquoi insiste-t-elle ? Pourquoi veut-elle me voir ?

C’est une vieille folle sans doute, il faut le croire !Je fais semblant de ne pas la voir, je l’ignore pour qu’enfin elle se lasse. Mais hélas, elle s’installe... et me fixe comme si elle attendait une réponse à cette question qu’elle ne pose même pas. Elle a pris ses quartiers, là, en face de moi. Elle a volé ma robe, et même mon sautoir. Celui que j’aime tant, le dernier cadeau de mon amour unique.Et elle me scrute, et elle me nargue ! Si c’est pas une honte de s’imposer comme ça ! Vieille folle, va !A bien y regarder, elle me fait vaguement penser à ma pauvre maman, si vieille déjà quand elle nous a quittés.

Elle me fait penser à maman, oui, mais vaguement, très vaguement. Ma mère était plus belle, plus fière dans son grand âge. Il parait que je lui ressemble. C’est à voir

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